Toponymie et Histoire

Toponymie
Le bourg de La Regrippière était appelé primitivement Escublant ou Escouflant.
Le nom de La Regrippière vient du Latin Regis Perrieri, "Perrière du Roi", d'où la reine Frédégonde (543-597) y fait extraire des pierres pour la construction de son palais. Cette "perrière" autrement dit cette carrière, se trouvait à l'emplacement actuel du bourg et sur le site où est installé le prieuré de la ville, ce qui justifie ainsi son nom. Derrière l'église paroissiale  (ex-chapelle du Prieuré) se trouve un lieu-dit appelé Les Carrières. Le nom de La Regrippière est donc propre au bourg du Prieuré.


Histoire de La Regrippière

Au Moyen Âge, elle est parfois dite « les Landes-de-Clisson », à une époque où il n’y avait pas encore d’habitant et où les bêtes sauvages pullulaient : loups, sangliers, renards, etc.
En 1108, le cartulaire de Fontevrault (f° 685) cite le nom d’Escoublant ; année où, précisément, le Bienheureux Robert d'Arbrissel y vient défricher pour installer un prieuré dépendant de l’abbaye royale de Fontevraud, Maison-mère de l’Ordre de Fontevraud, qu’il avait précédemment fondée. Cette nouvelle fondation, anciennement partie la commune de Vallet, prend le nom de « Prieuré de la Regrippière » et se trouve près de la Seigneurie de la Ragotière.
En 1792, une loi est votée, ordonnant la fermeture des Maisons Religieuses ; le prieuré est détruit en 1793 par les colonnes infernales.
Cependant, quand la paroisse puis la commune se créèrent (la première en 1820, la seconde en 1861), c’est le nom de la Regrippière qui prévaut, ce territoire s’identifiant depuis des siècles au prieuré ; l’on voit encore, très rarement, apparaître le nom d’Escoublant.
En droit féodal, le prieuré de la Regrippière rend hommage à l'abbesse royale de Fontevraud qui le reporte directement au Saint-Siège, les papes en étant suzerains. Jean-Baptiste Joseph Lord de La Ragotière est titré duc héréditaire d’Escoublant par un bref pontifical de Léon XIII.

"Le blason communal découle de celui du Prieuré".
"Contenu d'or à Saint Jean l'Evangéliste carnation vêtu de gueule, bénissant un calice d'argent duquel sort un serpent de sinople"
Texte dictionnaire Héraldique.